fire

Aujourd’hui, il semble impossible de se passer de l’utilisation d’Internet au quotidien, tant il offre de possibilités en termes de savoir, de divertissement au monde entier.

Mais depuis peu, de plus en plus de voix s’élèvent pour dénoncer l’impact d’Internet sur l’environnement. Selon cette vidéo de Brut, si internet était un état, il serait le 6e pays le plus pollueur du monde, un pollueur comparable au trafic aérien mondial en termes d’impact.

Pourquoi l’utilisation d’Internet pollue ?

Chaque geste effectué sur le web émet une empreinte carbone : visiter un site internet, consulter une vidéo, envoyer un mail : ces actes qui semblent sans conséquences ne le sont pas.

L’affichage d’une page web, par exemple, nécessite une réaction en chaîne : pour que le navigateur vous affiche la page et l’ensemble de ses éléments (texte, images, polices d’écriture, scripts d’interaction...), il va faire un certain nombre de requêtes à un serveur qui dispose de ces éléments et va les lui servir en retour.

Chaque requête demande de l’énergie pour être faite, donc de l’électricité, et c’est ce qui génère du CO2. Plus une page web est complexe et nécessite des requêtes et l’utilisation d’éléments lourds (grandes images, contenu vidéo, scripts complexes …), plus son émission carbone est élevée. Hors la puissance de la bande passante des connexions Internet augmente en permanence, permettant au fil du temps la réalisation de plateformes plus complexes et lourdes.

Un chercheur d'Harvard, Alex Wissner-Gross, a étudié le rejet moyen d’un site et il et est arrivé au chiffre de 20g de CO2 par seconde. À multiplier par le nombre d’internautes et le temps passé sur des sites par jour, on obtient rapidement des chiffres astronomiques.

Les serveurs et datacenters

Chaque requête envoyée est traitée par des serveurs, consommant d’importantes quantités d’énergies.

Un serveur est comme un super-ordinateur, il a donc besoin d’électricité pour fonctionner et émet de la chaleur quand il est utilisé.

Ces serveurs tournent 24h/24 et se trouvent dans de grands datacenters, qui doivent être refroidis en permanence pour y maintenir une température qui permette aux serveurs de fonctionner de façon optimale.

C’est si énergivore que de nombreux projets se montent afin de mettre des datacenters en Arctique, et refroidir les serveurs naturellement.

Une des solutions : l’éco-conception web

Heureusement, comme dans beaucoup de domaines, nous avons, ensemble, la capacité d’agir pour limiter les dommages environnementaux de la consommation du web.

Cela passe, bien sûr, par une consommation plus consciente et responsable de chacun et l’adoption de bons gestes (on vous prépare un article sur le sujet :) ), mais aussi par l’éco-conception des sites web.

En effet, selon la façon dont il est conçu, l’émission d’un site peut changer du tout au tout. Cela passe par des bonnes pratiques à adopter dès la conception graphique, mais aussi et surtout pendant le développement : au final, moins de requêtes et des éléments légers pour un impact moindre. Cela ne signifie évidemment pas concevoir des sites ultrasimples ou laids, mais c’est une philosophie à adopter sur toute la construction du site.

Par exemple, le site Advency sur lequel vous êtes a subi un retravail en suivant ces pratiques et son émission carbone a été divisée par 8 ! Nous avons pu le vérifier en mesurant l’impact carbone de nos pages web.

Chacun doit prendre sa responsabilité dans la lutte contre le changement climatique et la préservation de l’environnement. Advency fait donc sa part, en proposant dès maintenant la conception de sites et applicatifs éco-conçus et en vous accompagnant dans cette démarche.